Pour la première année, le Cours Aliénor a lancé son marché de printemps : un évènement qui a réuni des artisans et des créateurs locaux, afin de permettre à l’établissement de récolter des fonds pour financer des activités pédagogiques. Une première édition qui a porté ses fruits !
C’est une agitation dominicale que le village d’Esse n’a pas l’habitude de connaître… Le dimanche 26 avril au matin, des bénévoles et des artisans s’activaient sur la place du village pour installer leurs stands, organiser un espace de restauration avec des tables et des chaises, mettre en place des espaces dédiés aux enfants… Le Cours Aliénor organise son tout premier marché de printemps. Et il faut dire que l’équipe éducative a pensé à tout : rassemblés autour de l’église du village, on peut trouver des créateurs d’objets en tissu et en bois, un marionnettiste, une maquilleuse pour les enfants, un traiteur proposant du fromage et de la charcuterie à la coupe, des producteurs de tisanes, de confitures ou de produits à base de plantes, des créateurs de bijoux ou des maraîchers… Sans oublier l’atelier vannerie, mais aussi le stand de jeux pour les jeunes, ou encore l’initiation au rugby. Les passants pouvaient également se restaurer à toute heure à la buvette animée par des professeurs et des bénévoles.
Une initiative lancée par Nathalie, professeure de langues au Cours Aliénor, afin de pouvoir “être plus autonomes pour assurer le financement de sorties, matériels scolaires, afin de ne pas avoir à toujours solliciter le réseau”, explique-t-elle dans un article de la Charente Libre. Mais un point non négligeable était aussi d’impliquer les parents dans le processus : une manière de faire vivre concrètement l’idée de “communauté éducative”, chère à la pédagogie d’Excellence Ruralités. Et ce fût une réussite ! La plupart des parents d’élèves s’est généreusement impliquée dans le projet.
Un marché qui a également permis de montrer l’ancrage de l’école dans la vie du village. En quelques années d’existence, le Cours Aliénor a su prendre toute sa place. Ce marché est bien la preuve que dans les territoires ruraux, le rôle de l’école est central : il ne s’agit pas “seulement” de faire grandir des élèves, mais de s’intégrer dans le tissu associatif et économique local, de participer au dynamisme et au développement du village. L’école, un acteur clef dont on ne soupçonne pas toujours l’importance !







